le cancer de la vulve

Définition

Le cancer de la vulve est un carcinome le plus souvent épidermoïde.

 

Ce terme recouvre 80 % des cancers. Un carcinome est une tumeur maligne (cancéreuse) qui se développe aux dépens des tissus de revêtement, comme la peau ou les muqueuses. De nombreux organes possèdent des muqueuses : l’intestin, l’appareil génital, l’appareil urinaire, l’estomac, les poumons, etc…

 

Le cancer de la vulve représente environ 5 % des cancers de la femme, essentiellement des femmes âgées présentant un déficit en certaines hormones et plus particulièrement en oestrogènes. D'autre part, certaines d'entre elles ont présenté, avant les lésions cancéreuses, un lichen nécessitant un traitement et quelquefois une intervention chirurgicale à type d'exérèse (on retire le tissu concerné).

Classification

On distingue habituellement trois types différents de carcinome :
  • Le carcinome épidermoïde. Son nom signifie que les cellules touchées par ce type de cancer reproduisent une structure semblable à l’épiderme. On le retrouvera donc essentiellement au niveau de la peau, de la bouche, des poumons, de l’anus, du vagin et du col de l’utérus.
  • Le carcinome glandulaire, appelé aussi adénocarcinome. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un cancer touchant les structures glandulaires comme le sein, la prostate, les reins, mais aussi l’utérus ou la glande thyroïde.
  • Le carcinome indifférencié. Ce carcinome ne reproduit aucune structure de tissu

    Anatomie

    Le terme de vulve désigne l'ensemble des organes génitaux externes de la femme.
    La vulve s'étend du pubis à l'anus.
    Une fente médiane, la fente vulvaire, la divise en 2 parties renflées appelées les grandes lèvres.
    Les grandes lèvres recouvrent les petites lèvres, qui sont des replis de muqueuse qui se rejoignent et forment le capuchon du clitoris.
    Le clitoris est un petit organe érectile.

    Symptômes

    • Antécédents de lichen au niveau de la vulve.
    • Démangeaisons au niveau de la vulve.
    • Parfois, petite plaie (ulcération) au niveau de la vulve.
    • Perte contenant du pus (survenant tardivement).
    • Pertes sanglantes (survenant tardivement).
    • Douleurs (de survenue tardive).

      Evolution de la maladie

      Le cancer de la vulve nécessite un dépistage précoce. En effet, son traitement est facile au début.
      Ce type de cancer n'a pas tendance à entraîner des métastases (migration de cellules cancéreuses loin du foyer d'origine). Ce sont essentiellement les ganglions lymphatiques au voisinage du cancer qui sont atteints.

      Après traitement, les résultats des cancers de la vulve se caractérisent par une survie de 65 % à cinq ans.

      Selon la classification internationale suivante, il est possible d'envisager une évolution.

      • Le stade I correspond à une tumeur de moins de 2 cm sans présence de ganglions suspects palpables par l'examinateur et sans métastase perceptible.
      • Le stade II correspond à la présence d'une tumeur de deux à 4 cm sans ganglions suspects palpables et sans métastase perceptible.
      • Le stade III se caractérise par la présence de lésions étendues aux structures voisines de la vulve ou de lésions moins étendues mais s'accompagnant de ganglions suspects à la palpation.
      • Le stade IV se caractérise par la présence de lésions étendues aux structures voisines à la vulve avec des ganglions suspects à la palpation et de lésions étendues à la muqueuse de l'urètre (canal transportant l'urine de la vessie vers l'extérieur) à la vessie, à l'anus et au rectum, s'associant à des lésions métastasiques à distance.
      • Ce type de cancer risque d'évoluer de façon péjorative quand il n'est pas traité à temps

        Traitement

        Le traitement du cancer de la vulve doit se faire précocement.

        Dans certains cas, il est nécessaire de pratiquer une vulvectomie totale (on retire l'ensemble de la vulve) avec lymphadenectomie (exérèse des ganglions lymphatiques). Il s'agit d'une intervention relativement lourde (patientes âgées le plus souvent).

        En cas d'impossibilité d'intervention chirurgicale, il est pratiqué une radiothérapie transcutanée et une curiethérapie (fils d'Iridium).

        L'intervention et de type opération de Basset. Celle-ci comporte une vulvectomie totale c'est-à-dire une exérèse de toutes les structures vulvaires superficielles et profondes et une lymphadénectomie (on intervient sur le système lymphatique) inguinale (de l'aine), des deux côtés et complete, si l'on constate la présence de ganglions de Cloquet c'est-à-dire de ganglions du canal crural, par une lymphadénectomie pelvienne c'est-à-dire plus élargie au niveau du bassin.

        De plus en plus les opérations chirurgicales sont de moins en moins mutilantes  et s'accompagnent de reconstruction plastique (on refait chirurgicalement la vulve).

        Ainsi pour la forme du stade I et du stade II les chirurgiens proposent le plus souvent une résection large c'est-à-dire une résection qui passe à deux centimètres de la lésion. La lymphadénectomie peut être limitée à seulement le côté atteint (côté homolatéral) à condition que la lésion soit latérale et quand l'examen des ganglions est négatif. (Voir la classification des stades).

        La lymphadénectomie est obligatoire dans tout les cas de figure. En effet, la fréquence des métastases au niveau des ganglions est d'environ 20 % en ce qui concerne la forme I et 20 et 40 % pour le stade II.
        En ce qui concerne la radiothérapie du périnée et de l'aine celle-ci s'impose quand la patiente présente un état général qui contrindique l'intervention chirurgicale. La radiothérapie est fonction de l'âge également.
        En ce qui concerne les formes étendues ou les formes qui récidivent, la chimiothérapie est associée à la radiothérapie ou à une exérèse plus ou moins importante.
        La reconstruction en chirurgie plastique est possible en utilisant des transferts de lambeaux cutanés ou des transferts de peau et de muscles provenant de l'abdomen  ou du muscle crural

       

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