le cancer des ovaires

Le cancer de l'ovaire est essentiellement un adénocarcinome, c'est-à-dire une tumeur maligne qui se développe sur les tissus muqueux ou glandulaires de cet organe.

 

Le cancer de l'ovaire est relativement peu fréquent puisqu'il se situe au quatrième rang des cancers de l'appareil gynécologique féminin. Son incidence maximale se situe aux alentours de l'âge de 60 ans (donc après la ménopause) et il touche environ 1 femme sur 70. Il représente la cinquième cause de décès.

L'hérédité et l'âge semblent jouer un rôle important puisque dans 1 cas sur 10, on retrouve des facteurs héréditaires. En effet, relativement fréquemment, il est possible, grâce à l'interrogatoire, de retrouver une soeur, une mère voire une fille ayant eu un cancer de l'ovaire dans la famille de la patiente présentant cette affection.

D'autres part, les patientes âgées de plus 60 ans et n'ayant pas eu de contraception orale semblent plus souvent concernées par cette affection.

 

Dans la majorité des cas (c'est-à-dire environ dans 90 % des cas), le cancer de l'ovaire (qui touche les deux ovaires dans un cas sur trois) est un carcinome épithélial.

On distingue quatre stades en anatomie pathologique pour le cancer de l'ovaire :
  • Stade I : lésions de l'ovaire apparaissant d'un côté ou des deux côtés sans être accompagnées d'extensions visibles à l'oeil nu.
  • Stades II : lésions étendues à l'ensemble du pelvis (bassin)
  • Stade III : lésions ne dépassant pas le péritoine au-delà du bassin y compris la capsule du foie et les ganglions de la région.
  • Stade IV : extension de la tumeur à distance de l'ovaire, c'est-à-dire en dehors du péritoine. Les ganglions de l'aine et les ganglions sus-claviculaires ainsi que les métastases hépatiques font partie de ce stade.

    Symptômes

    Les symptômes sont relativement banals et varient selon le degré d'atteinte cancéreuse :
    • Douleurs abdominales et pelviennes (siégeant dans le bassin)
    • Anorexie (manque d'appétit)
    • Anémie
    • Métrorragie (hémorragies de l'utérus)
    • Pleurésie (inflammation des membranes de recouvrement et de protection de certains organes : les plèvres)
    • Ascite (accumulation de liquide à l'intérieur de l'abdomen)
    • Métastases (cancer à distance du foyer d'origine) au niveau du bassin, du foie, des plèvres et de l'abdomen.
    • Amaigrissement et fatigue

      Examen médical

      • La coelioscopie ou la laparoscopie mettent en évidence un gros ovaire.
      • L'échographie (à travers le vagin : transvaginale) permet de faire la distinction entre les kystes qui contiennent un liquide et les tumeurs solides de l'ovaire. Cet examen est également utilisé comme dépistage.
      • L'IRM avec injection de produit de contraste donne les même résultats que l'échographie qui combine l'analyse morphologique et celle du Doppler couleur.

        Complications de la maladie

        Le diagnostic tardif du cancer de l'ovaire aboutit à un pronostic défavorable. Cette affection nécessite une surveillance régulière tous les ans de façon à permettre son dépistage et donc un traitement rapide.

        Traitement

        Il est variable selon le stade de la tumeur.

        Il associe l'exérèse (ablation), la radiothérapie (utilisation des rayons X comme traitement) et/ou la chimiothérapie (utilisation de médicaments anticancéreux).

        Les molécules utilisées peuvent être le paclitaxel associé à la carboplatine.

        En cas de rechute précoce, les molécules utilisées sont le topotécan et l'étoposide.

        En cas de tumeurs avancées accompagnées de métastases dépassant le péritoine, on constate une résistance au bout d'un an à un an et demi de traitement par chimiothérapie, qui améliore néanmoins les résultats au début.

        Chez quelques patientes, des hormones sont rajoutées au traitement. Elles permettent de combattre les carences liées à l'ablation de l'ovaire.

 

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Commentaires (1)

Marta
  • 1. Marta | 01/02/2011
Bonjour à tous et à toutes,

c'est avec beaucoup de respect et compasion que je vient appeler à votre participation.
Dans le cadre de mon mémoire de psychologie, j’effectue une étude sur les cancers gynécologiques. L’étude vise à mieux comprendre le vécu de la maladie en étudiant ses répercussions au niveau de l’image du corps et au niveau du couple et de son intimité.

C'est pourquoi je recherche des participantes du sexe féminin qui soient en couple, diagnostiquées d'un cancer gynécologique (utérus, ovaires, trompes, endomètre, vulve, vagin, autre) qui soient actuellement en traitement ou en aient déjà suivi. La participation consistera à répondre à 3 questionnaires, toutes les données seront confidentielles et vous aurai la possibilité d'interrompre votre participation à tout moment.

Je vous laisse mon contact e-mail pour plus de précisions ou pour éventuellement participer: marta_ilc@hotmail.com

Je vous remercie pour votre attention et vous souhaite trés sincérement un bon rétablissement et surtout un très grand courage!

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