le cancer du col de l'utérus

Le cancer du col de l'utérus est consécutif à l'infection persistante par le virus du papillome humain (HPV).

Généralités

Le col de l'utérus constitue la partie inférieure de l'utérus et communique avec le vagin.

En France, le cancer du col de l'utérus se situe au 22ème rang en terme de fréquence, et au 10ème rang des cancers de la femme. Grâce à l'extension du dépistage par frottis, la fréquence de ce cancer baisse régulièrement depuis une trentaine d'années, de même que dans les pays développés. Mais une nouvelle forme de cancer du col de l'utérus, l'adénocarcinome, de diagnostic plus difficile, tend à se développer.

En Europe, on en a dénombré 33 000 nouveaux cas en 2002 et cette même année, il a été responsable de 15 000 décès. 40 femmes en décèdent quotidiennement.
Dans le monde, le cancer du col de l'utérus est le deuxième cancer le plus fréquent, avec environ 470 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. 80 % de l'ensemble de ces cancers surviennent dans des pays en voie de développement.

Facteurs de risque

Le virus du papillome humain est à l'origine du cancer du col de l'utérus. Il en existe de nombreux types, mais ce sont plus particulièrement les sérotypes 16 et 18 qui sont en cause. La contamination s'effectue à l'occasion de rapports sexuels non protégés. Elle est très fréquente puisqu'on estime que 70 % des personnes qui ont une activité sexuelle sont en contact avec le virus. Dans l'extrême majorité des cas, le système immunitaire parvient à contrôler spontanément l'infection virale (contre laquelle il n'existe pas de traitement médical efficace) et à l'éliminer. Seules 1 à 2 % des femmes contaminées par le virus vont développer un cancer du col de l'utérus.

D'autres facteurs de risque, en rapport avec cette contamination, ont été identifiés :

  • premiers rapports sexuels précoces ;
  • partenaires multiples ;
  • infection du ou des partenaires par le HPV...

    Le dépistage

    Il repose sur la pratique régulière d'un frottis qui, en prélevant des cellules du col, permet leur analyse au microscope. L'examen direct du col (colposcopie) permet également de mettre directement en évidence des lésions suspectes. Mais seule l'analyse de ces lésions au microscope permet d'affirmer le diagnostic en constatant la présence de cellules cancéreuses.

    Les symptômes

    Il peut s'agir de saignements provoqués lors des rapports ou de la toilette, de saignements spontanés, de pertes, de douleurs pelviennes…

    Le diagnostic

    L'examen clinique permet d'évaluer l'extension locale et régionale. L'imagerie est essentielle, notamment le scanner ou l'IRM abdominale. Une échographie peut également être pratiquée. Le dosage sanguin de la créatinine permet d'évaluer un éventuel retentissement de la maladie sur les reins, ce qui témoignerait d'une maladie déjà avancée.

    Traitement

    Ses modalités dépendent du stade de la maladie.
    Les stades précoces relèvent de la chirurgie. La « conisation » permet de n'enlever qu'une partie du col de l'utérus. Mais le chirurgien est parfois obligé de pratiquer une hystérectomie. Celle-ci s'accompagne habituellement d'un contrôle, voire de l'ablation des ganglions loco-régionaux.
    Les stades plus avancés relèvent de l'association de la chimiothérapie et radiothérapie.

    Les effets secondaires

    La conisation augmente le risque de prématurité lors d'une grossesse ultérieure. La radiothérapie et la chimiothérapie peuvent entraîner diarrhées, crampes abdominales, infections urinaires, rétrécissement du vagin. L'hystérectomie conduit à une ménopause précoce. Ces traitements peuvent aussi avoir des retentissements psycho-affectifs.

 

Le suivi

Le suivi repose sur un examen gynécologique associé à l'imagerie si nécessaire. Il faut savoir qu'il n'existe pas de marqueur spécifique de la maladie dans le sang.
Le rythme des consultations dépend du stade de la maladie. Il est généralement bi-annuel pendant trois ans, puis annuel.

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