le cancer du pancréas

Généralités

Le pancréas est une glande située dans l'abdomen, derrière l'estomac, au dessus des reins. Il se compose de deux parties.
Le pancréas « exocrine » secrète de nombreuses enzymes digestives nécessaires à la digestion tandis que le pancréas endocrine, formés des îlots de Langerhans, synthétise des hormones comme l'insuline qui régule le taux de sucre dans le sang.

On estime qu'en 2005 en France, 7 218 nouveaux cas de cancers du pancréas ont été diagnostiqués, dont 53,8% chez l'homme. Cette même année, on estime qu'il a été responsable de 7 787 décès, dont 51,4% chez l'homme. Ce cancer est rare avant 50 ans : l'âge moyen au moment du diagnostic est de 69 ans pour les hommes, 74 pour les femmes. Dans le monde, on en diagnostique plus de 216 000 nouveaux cas chaque année.

Facteurs de risque

Le tabac est un facteur de risque reconnu puisque le cancer du pancréas est deux à trois fois plus fréquent chez les fumeurs. Près d'un tiers de ces cancers serait directement imputable au tabagisme et l'âge de survenue serait plus précoce (environ 10 ans) chez les fumeurs. L'existence d'une pancréatite chronique augmente le risque d'apparition de ce cancer. Un régime alimentaire riche en viande et en graisses pauvres en fibres pourrait jouer un rôle favorisant. Environ 10 % des cancers du pancréas ont une composante héréditaire.

Dépistage

Il n'existe pas d'examen de dépistage non invasif et fiable de ce cancer. On ne dispose pas à l'heure actuelle, par exemple, de marqueur sanguin qui permettrait un diagnostic très précoce de la maladie.

Symptômes

Le cancer du pancréas est rarement diagnostiqué à un stade précoce et l'existence de symptômes témoigne souvent d'une maladie avancée. De plus, ils ne sont pas spécifiques de la maladie, ce qui peut en retarder le diagnostic :

  • douleurs abdominales (présentes chez 9 patients sur 10);
  • jaunisse (ictère);
  • vomissements;
  • perte de poids inexpliquée;
  • diabète…

    Diagnostic et bilan d'extension

    L'examen clinique met parfois en évidence une augmentation de volume du foie et de la vésicule biliaire, mais il est souvent normal. L'échographie peut montrer la tumeur mais c'est surtout le scanner qui permet de poser le diagnostic et de mettre éventuellement en évidence des ganglions ou des métastases hépatiques. Dans certains cas difficiles (tumeur de petite taille), l'échoendoscopie, qui combine une approche endoscopique et échographique, est très informative. Cet examen permet aussi, le cas échéant, de faire une ponction de la tumeur pour étude au microscope d'une biopsie. Il est utile de doser certains marqueurs sanguins (antigène carcino-embryonnaire, CA 19-9) qui serviront ultérieurement à la surveillance du traitement.
    Le bilan d'extension comporte également un scanner thoracique.

    Traitement

    Une ablation chirurgicale de la tumeur, si elle est possible, doit être proposée. Si la tumeur ne peut bénéficier d'emblée de la chirurgie, parce qu'elle est trop étendue localement ou s'accompagne de métastases, une chimiothérapie est souvent proposée. Celle-ci peut améliorer les symptômes (douleur), freiner l'évolution de la tumeur et augmenter la survie. La radiothérapie est parfois utilisée seule ou associée à la chimiothérapie. A l'avenir, ces traitements médicaux, notamment la chimiothérapie, seront proposés aux malades chez lesquels le cancer a pu être enlevé chirurgicalement, pour augmenter leurs chances de guérison.
    Le traitement des symptômes est essentiel : l'administration d'antalgiques (dérivés de la morphine essentiellement), de compléments nutritionnels et d'une aide psychologique sont indispensables pour améliorer la qualité de vie des malades. De même, le traitement d'un rétrécissement du canal cholédoque (jaunisse) ou du duodénum (vomissements) par dérivation chirurgicale ou médicale (stent) est également très important.

    Le suivi

    Il repose sur la surveillance des marqueurs sanguins, l'examen clinique et des examens complémentaires (échographie, scanner…) si besoin est.

    Du côté de la recherche

    Elle porte notamment sur le diagnostic précoce, les nouvelles molécules de chimiothérapie et les composantes génétiques du cancer du pancréas.

 

 

 

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Commentaires (3)

Alain
  • 1. Alain | 05/04/2013
Bonsoir,
J'ai perdu mon père il y a maintenant 14 mois du cancer du pancréas à 63 ans.
Pas d'alcool,ni cigarettes,bonne hygiène de vie.
Les médecin lui ont décelé un diabète de type 2 en juillet 2011,au mois de novembre
les même médecin nous annonce que mon père à un cancer du pancréas et il est décédé en janvier 2013,j'en veux énormément au corps médical qui nous à pas décrit les caractéristiques de la maladie alors quand on lis certain forum il est recommandé d'approfondir les examens d'une personne de plus de 50 ans a qui l'on vient de diagnostiquer un diabète de type 2 .
Ensuite mon père souffrait de douleur abdominale horrible,les infirmiers nous disait que cela été normal,car mon père n'a jamais pris de médicament auparavant.
Bon courage à ceux qui souffres de cette maladie,et aux familles qui les accompagnes.
Josse
  • 2. Josse | 23/05/2012
Ma grand mere en est decede en 2005 et vien au tour de ma mere qui a survecu 15 jours suite a la pose du diacnostique
isabelle
  • 3. isabelle | 22/02/2011
Mon mari est mort en 1995 d'un cancer du pancréas et je vois qu'il n'y a pas eu de progrès dans le traitement de cette maladie. Espérons que cela change.

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