le cancer du rein

Les reins sont deux organes en forme de haricot situés de chaque côté de la colonne vertébrale, dans la partie inférieure du thorax. Ils filtrent en permanence le sang et fabriquent ainsi l'urine, qui se collecte dans la vessie. Les reins jouent également un rôle dans le contrôle de la pression artérielle et contribuent à la fabrication des globules rouges.

On estime que le cancer du rein a touché 7 949 personnes en France en 2005 (dont 68% chez l'homme) et a été responsable de 3 684 décès. Il se situe au 8ème rang pour l'incidence, et au 12ème pour les décès. On en diagnostique plus de 189 000 nouveaux cas dans le monde (c'est le 15ème cancer en fréquence) essentiellement dans les pays développés.

Facteurs de risque

Plusieurs ont été identifiés :

  • le tabagisme;
  • le sexe masculin : dans le monde, ce cancer est globalement trois fois plus fréquent chez les hommes;
  • l'obésité;
  • dialyse prolongée pendant des années;
  • travailleurs dans les industries du cuir, de l'amiante;
  • anomalie génétique (maladie de von Hippel-Lindau);
  • maladie kystique des reins…

Dépistage

Il n'existe pas d'examen de dépistage du cancer du rein.

Symptômes

Les symptômes du cancer du rein apparaissent lorsque la maladie est déjà évoluée :

  • sang dans les urines;
  • douleurs lombaires;
  • grosseur palpable dans la région des reins;
  • hypertension;
  • fièvre;
  • anémie…

La tumeur est souvent détectée de façon fortuite lors d'une échographie ou d'une radiographie abdominale pratiquée pour un autre motif.

Diagnostic et bilan d'extension

 

 

Le diagnostic repose sur les techniques d'imagerie : échographie, scanner, IRM, urographie intraveineuse (I.U.V.).

Le bilan comporte un scanner thoraco-abdominal et une scintigraphie osseuse pour mettre en évidence d'éventuelles métastases. Un bilan sanguin est également pratiqué (la vitesse de sédimentation est très élevée…).

 

Les traitements

La chirurgie 
Elle consiste habituellement en l'ablation du rein atteint. Toutefois, lorsque la tumeur mesure moins de trois centimètres et que le second rein fonctionne normalement, le chirurgien peut réaliser l'ablation de la seule partie du rein concernée par la tumeur. La pièce opératoire est alors immédiatement analysée et s'il apparaît que l'éxérèse est incomplète, le praticien enlèvera la totalité du rein, de la graisse qui l'entoure, des ganglions lymphatiques et de la glande surrénale (néphrectomie radicale).
Dans les autres cas, il pratique d'emblée une néphrectomie radicale et un curage ganglionnaire. 

Ses effets secondaires 
On vit tout à fait normalement avec un seul rein. Si le cancer est bilatéral et impose une double néphrectomie radicale, des séances de dialyse sont indispensables en attendant la réalisation d'une transplantation rénale. 

Les autres traitements

Les tumeurs du rein sont généralement très peu sensibles à la chimiothérapie et la radiothérapie.
Les cancers du rein métastatiques ont initialement été traité par l'immunothérapie (traitement par interféron et interleukine-2). Cette immunothérapie était accompagné d'un grand nombre d'effets secondaires et difficilement tolérable pour les patients. En pratique, l'immunothérapie n'est réservé dorénavant qu'aux patients en très bon état général avec 1 seul site métastatique et des lésions ganglionnaires ou pulmonaires. Cependant avec l'arrivée des traitements anti-angiogénique, la place de l'immunothérapie pour ces patients est à discuter.

Les anti-angiogéniques (molécule qui provoque la destruction des vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur) sont maintenant la référence dans le cancer du rein métastatique. Le sunitinib vient de démontrer son efficacité en première face à l'interféron. Le traitement de choix est donc le sunitinib (Sutent) en première ligne. Le temsirolimus est également une molécule nouvelle qui vient de démontrer son efficacité en terme de survie par rapport à l'interféron chez les patients ayant un cancer du rein métastatique de mauvais pronostic Un autre anti-angiogénique, le sorafenib (Nexavar) peut être proposé en deuxième ligne. Des stratégies d'association sont en cours pour déterminer la meilleure association.

Ses effets secondaires
L'immunothérapie entraîne -selon les produits employés- un syndrome « pseudo-grippal » (fièvre, courbatures, fatigue…), des troubles digestifs, des éruptions cutanées, des oedèmes, de l'hypotension, de la fatigue, des problèmes cardiaques…
Les anti-angiogéniques (sunitinib et sorafenib) entraînent également des effets secondaires : fatigue, hypertension artérielle, troubles digestifs, éruption cutanée, …

Le suivi du traitement

Il repose sur l'échographie et le scanner.  La fréquence de ces examens varie entre deux et six mois selon le stade de la maladie.

 

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Commentaires (1)

SAGE
  • 1. SAGE | 06/11/2011
je suis interessé par cet article, la mère de mes enfants est cardiacre et on vient detecté le cancer de rein, je suis tellement inquiet et aimeriez avoir des amples explications sur ceete maladie....

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