le cancer du testicule

Le cancer du testicule est un cancer relativement rare (1 à 2% de l’ensemble des cancers de l’homme), touchant l’homme jeune (entre la puberté et 45 ans) mais le plus souvent de bon pronostic avec un taux de guérison maintenant supérieur à 90%.

 

Au cours de la vie embryonnaire, les testicules se développent dans l’abdomen ; ils migrent ensuite au niveau des bourses (scrotum). La fonction principale des testicules est d’assurer la fabrication des spermatozoïdes et la synthèse de l’hormone mâle, la testostérone.

→ Les facteurs de risque de cancer du testicule sont principalement au nombre de deux : l’ectopie testiculaire, ou cryptorchidie, c'est-à-dire l’absence de descente des testicules dans les bourses, et l’atrophie testiculaire (testicules de très petite taille) survenant après un traumatisme ou des oreillons.

→ La découverte d’un cancer du testicule est généralement faite par le patient lui-même, qui remarque une masse dure dans un testicule. Mais une masse du testicule n’est pas toujours synonyme de cancer. Plus rarement, c’est une métastase qui est le signe révélateur de la maladie.

→ Le diagnostic repose sur la palpation, qui confirme la présence d’une masse anormale. Celle-ci est alors analysée par échographie, voire par IRM. En revanche, la ponction d’une masse suspecte est contre indiquée. Des examens biologiques sont également pratiqués de même qu’un bilan d’extension, à la recherche d’éventuelles métastases.

Il existe différents types de cancers du testicule :

• Les tumeurs séminomateuses (ou séminomes) : représentant 30 à 40% des cas, elles surviennent généralement entre 35 et 45 ans.
• Les tumeurs non séminomateuses ou tumeurs embryonnaires (carcinomes embryonnaires, tumeurs du sac vitellin, choriocarcinomes et tératomes), qui représentent 60 à 70% des cancers du testicule.
• Les tumeurs non germinales (tumeurs à cellules de Leydig ou à cellules de Sertoli, sarcomes), 5% des cas.

→ Le traitement dépend du type de cancer. Si la chirurgie est toujours nécessaire (ablation du testicule malade ou orchidectomie), la radiothérapie est surtout indiquée en cas de tumeur séminomateuse alors que la chimiothérapie concerne principalement les tumeurs non séminomateuses.

→ La guérison est assurée dans plus de 90% des cas. Une prothèse peut être placée dans le scrotum pour remplacer le testicule ôté par le chirurgien. Après le traitement, la vie reprend son cours, avec une activité sexuelle inchangée. En revanche, il est conseillé au patient de faire une préservation de sperme dans un CECOS (CEntre de COnservation du Sperme

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