le diagnostic du cancer

Bien qu’il puisse y avoir des variations en fonction de la localisation et de la nature des symptômes, le diagnostic d’un cancer repose généralement sur les éléments suivants :

 

L’examen clinique, pour évaluer l’état général
  • L’auscultation permet au médecin de constater les signes visibles ou palpables de la maladie.
  • Les analyses de sang et d’urine permettent de connaître des éléments-clés tels que :
    • le nombre de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes
    • le taux d’hémoglobine
    • le taux de créatinine
    • certains marqueurs (substances liées à la présence de cellules cancéreuses)
L’endoscopie, pour explorer une cavité
En introduisant un endoscope (tube mince et souple muni d’un système optique) dans une cavité, le médecin peut visualiser l’intérieur de celle-ci et découvrir une éventuelle lésion.
  • La fibroscopie explore l’estomac et les bronches :
    • lors de la fibroscopie gastrique, l’endoscope est introduit dans le tube digestif par la bouche (parfois sous anesthésie légère). Cet examen ne dure pas plus de 5 mn et n’est pas douloureux (bien que la sensation ressentie lors du passage de l’endoscope soit désagréable).
    • lors de la fibroscopie bronchique, l’endoscope est introduit dans les bronches par la narine.
Ces 2 examens ne durent pas plus de 5 mn et, bien que désagréables, ils ne sont pas douloureux.
  • La coloscopie explore le côlon : l’endoscope, introduit par l’anus (sous anesthésie) permet de déceler des polypes même de très petite taille et d’effectuer des prélèvements afin d’analyser leur nature.
La radiographie, pour visualiser les poumons et les os
Bien qu’elle soit de plus en plus remplacée par de nouvelles techniques, la radiographie reste un examen incontournable dans le diagnostic du cancer du poumon et du cancer des os.

L’échographie, pour visualiser les organes et effectuer des prélèvements
Après avoir appliqué un gel sur la peau du patient, le médecin déplace une sonde sur la zone qu’il souhaite explorer et visualise les images directement sur un écran grâce aux ultrasons. L’échographie permet de déceler des anomalies visibles, et également de procéder à des prélèvements extrêmement précis.

La mammographie, pour explorer les seins
Il s’agit d’une radiographie des seins permettant de déceler des anomalies (bénignes ou graves). Elle ne permet pas de poser un diagnostic de certitude mais peut orienter vers des examens supplémentaires.

L’IRM, pour explorer le cerveau, la moelle osseuse et les parties molles
Le patient, allongé sur une couchette, pénètre dans une sorte de gros tube. L’appareil prend un grand nombre de clichés qui seront travaillés par ordinateur afin d’être analysés. Cet examen, relativement long (20 à 30 mn), est totalement indolore. Bien qu’ « enfermé » dans l’appareil, le patient reste en contact avec le manipulateur qu’il entend et qu’il peut appeler grâce à une sonnette.

Le scanner, pour explorer l’ensemble du corps, et particulièrement les poumons
Appelé également tomodensitométrie, le scanner est constitué par une couchette qui glisse dans une sorte de gros anneau. Il prend des séries de clichés de la zone du corps à explorer, qui est donc radiographiée « par tranches ». Les images sont assemblées par ordinateur. Cet examen rapide (5 mn maximum) est totalement indolore.

Le PetScan, pour détecter les cellules cancéreuses
Cet examen repose sur l’injection d’un produit ressemblant au glucose et faiblement radioactif qui permet de visualiser les cellules cancéreuses, car elles consomment beaucoup plus de glucose que les cellules saines. Les cellules malignes vont donc absorber ce produit radioactif et pourront être repérées grâce à une caméra spéciale (la caméra TEP : tomographie par émission de positons). Totalement indolore, l’examen dure environ 30 mn.

La biopsie, pour un diagnostic de certitude
C’est la plupart du temps après avoir décelé une anomalie au cours d’un examen préalable (voir ci-dessus) que le médecin pratique une biopsie, c’est-à-dire le prélèvement d’un fragment de tissu sur l’organe suspecté d’être cancéreux. Seule l’analyse des cellules (analyse histologique) de ce fragment permettra d’affirmer leur nature cancéreuse ainsi que leur degré de malignité. La biopsie se réalise sous anesthésie locale, ou parfois générale.
Pour les suspicions de cancer du sein, on pratique une biopsie particulière appelée « macrobiopsie par Mammotome ».

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