les traitements

LA CHIMIOTHERAPIE :

c'est un traitement systémique du cancer utilisant des médicaments anticancéreux. Le but est de détruire les cellules cancéreuses présentes dans le corps. Ces cellules sont des cellules cancéreuses qui se diffusent rapidement et engendrent d'autres cellules anormales sans controle. Ces médicaments ont pour fonction de ralentir, stopper, mulitiplier ces cellules cancéreuses.


Les effets secondaires :


  les nausées et vomissements : redoutés par les malades, aujourd'hui moins intenses grâce aux médicaments utilisés et à l'action préventive d'antiémétiques puissants (médicaments qui empêchent les vomissements).
 • la diarrhée : il faut boire abondamment eau, thé, bouillon ou des boissons gazeuses pour éviter tout risque de déshydratation. En cas de persistance, des médicaments antidiarrhéiques peuvent être prescrits.
 • la constipation : assez fréquente, elle est liée à la chimiothérapie, aux médicaments antiémétiques ou encore à l'inactivité physique. Elle sera soulagée par un traitement spécifique.
 • les aphtes : relativement rares, ils varient selon les protocoles de chimiothérapie utilisés. On parle aussi de "mucite buccale". Ils seront prévenus par des bains de bouche après les repas. Lorsqu'ils sont nombreux, ils peuvent être la conséquence d'une diminution du nombre de globules blancs, dont le taux doit alors être contrôlé par une prise de sang.
 • la chute de cheveux ou alopécie : elle est fréquente mais pas systématique. Elle est le plus souvent progressive, démarrant 2 à 3 semaines après la première perfusion. Elle est temporaire, les cheveux repoussant toujours à la fin de la chimiothérapie. 
 • la diminution de certains globules blancs : le nombre des polynucléaires neutrophiles diminue souvent (neutropénie). Cependant, une surveillance par prises de sang régulières est effectuée. En cas de chute trop importante (aplasie), la malade court alors un risque d'infection.
 • la diminution des globules rouges : appelée aussi anémie, elle peut survenir en fin de traitement. Elle peut être responsable d'une fatigue importante. la diminution des plaquettes ou thrombopénie : elle entraîne un risque d'hémorragie en cas de coupure accidentelle, car les plaquettes permettent la coagulation du sang.
 • la fatigue : c'est un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie. La fatigue est en réalité liée à plusieurs facteurs : la maladie elle-même, les traitements associés entre eux, la baisse des globules rouges lors de la chimiothérapie, mais aussi le stress et l'angoisse.
 • une irrégularité des règles, voire même leur arrêt : c'est une complication assez fréquente de la chimiothérapie, chez la femme non ménopausée. Cet arrêt est transitoire et les règles réapparaissent généralement dans les mois qui suivent l'arrêt du traitement.

La détresse psychologique qui peut accompagner votre maladie est aujourd'hui mieux comprise et considérée. Pour mieux vivre avec sa maladie, il est essentiel d'avoir des explications et des informations pour comprendre. L'équipe soignante, les médecins psychiatres ou les psychologues sont à même d'apporter au malade une aide morale précieuse.
Il est important d'établir une bonne relation avec le médecin, le conjoint et les proches pour conserver un équilibre psychologique.

LA RADIOTHERAPIE :

c'est un traitement locorégional du cancer utilisant des radiations, des rayonnements ionisants, pour détruire les tissus cancéreux. La cible principale des rayons est l'ADN contenu dans le noyau des cellules tumorales.

Les effets secondaires :

" Le mal des rayons " : C’est une réaction générale consécutive à une irradiation, fatigue ou asthénie associée à une perte de l’appétit ou anorexie.

Les nausées : pendant plusieurs heures après le traitement qui peuvent être prévenus par le Primpéran™, le Plitican™ ou le Vogalène™. En cas de vomissements incoercibles et surtout en début d'irradiation un « sétron » comme le Zophren™, le Kytril™ ou l’Anzemet™ peuvent vous êtes prescrit.

La fatigue : La plupart des patients commencent à se sentir fatigués après une ou deux semaines de radiothérapie. Cette sensation peut s'accroître avec la durée du traitement. Il faut savoir que cela ne signifie pas automatiquement que le cancer est en train d'empirer. Au contraire, cela peut être une preuve de l'efficacité du traitement. Le repos est important. L'impression de fatigue ou de lassitude générale disparaît généralement en une semaine après la fin des séances.

Environ 4 à 8 semaines après la radiothérapie, vous pouvez éprouver une sensation d'endormissement irrépressible ou une perte d'appétit. Ces symptômes peuvent durer plusieurs semaines et ils disparaissent généralement d'eux-mêmes. Cependant, vous devez en informer votre médecin de leur apparition

Les réactions cutanées : l'épidermite qui est une rougeur ou coup de soleil qui apparait 24 ou 48 h après une première séance.

« L'épidermite sèche » peut apparaître au bout d’une certaine dose. La peau se pigmente progressivement, devient sèche avec une desquamation fine, un prurit peut survenir. Elles sont accentuées par la chimiothérapie.

Il n'y a aucun médicament qui permette d'éviter cette épidermite. Lorsqu'elle devient gênante on peut vous prescrire des pommades en application locale (Biafine™, Brostyrol™, des pulvérisations de Puvo 47™). L'usage de savon à barbe et de rasoir mécanique n’est pas conseillé. Il est recommandé d'utiliser des savons gras ou de l'huile d'amande douce. Les teintures capillaires ne présentent aucun inconvénient.

Pour prévenir ou limiter au maximum les effets des rayons sur la peau, pendant toute la durée de l’irradiation, vous devez prendre quelques précautions :

4    D’éviter les douches et bains trop chauds.

4    De laisser, le plus possible, les zones irradiées à l’air libre

4    De ne pas savonner directement les zones irradiées, mais de laisser couler l’eau savonneuse dessus.

4    D’employer un savon simple (de Marseille) ou le produit prescrit par votre médecin

4    De ne jamais utiliser d’alcool, d’eau de toilette, de déodorant, de talc ou de crème sur les zones irradiées.

4    De sécher sans frotter.

4    De porter des vêtements amples, en coton, évitant les frottements.

4    Ces troubles sont temporaires et la zone irradiée guérit progressivement après la fin du traitement. Ces problèmes disparaissent habituellement en quelques semaines à mois.

La radiomucite fait que la muqueuse de la bouche est très sensible à l’action de la radiothérapie. Les cellules des muqueuses digestives sont parmi celles qui se divisent le plus vite des tissus de l’organisme. La radiothérapie provoque un arrêt des mitoses des cellules de la muqueuse ce qui entraîne une perte de substance et donc les aphtes. Les réactions apparaissent à partir de la troisième semaine de traitement.

Vers la deuxième semaine, la muqueuse de l’intérieur de la bouche a tendance à s’enflammer (mucite), à devenir rouge et sensible.

Assez souvent on peut alors également observer un dépôt blanchâtre sur, ou autour des aphtes, voire de façon un peu plus diffuse dans la bouche et sur la langue (muguet). Il s’agit de champignons de type Candida albicans, gênants mais rarement toxiques, qui se développent en profitant de cette période de faiblesse de défense.

Si vous avez trop de difficultés à avaler, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin. Il pourra vous prescrire des anesthésiques locaux ou un traitement à base de cortisone. Habituellement, tous ces désagréments sont temporaires et ne justifient pas l’arrêt du traitement.

Plus tardivement et rarement, on peut observer, au niveau des muqueuses de la langue, du plancher buccal ou du canal anal, une nécrose temporaire, souvent douloureuse, peut s'observer.

Les effets secondaires fonction de la zone irradiée :

L'IRRADIATION CRANIENNE

Prévenir l’œdème cérébral

Les radiations ionisantes altèrent la barrière hémato-méningée et les équilibres ioniques des cellules du système nerveux. Ces déséquilibres se traduisent par un « œdème ». Les cellules du cerveau détruites par l'irradiation forment une masse dans le cerveau. Cette masse peut ressembler à une tumeur et elle peut provoquer des symptômes semblables comme des maux de tête, des troubles de la mémoire ou les convulsions. Ces effets sont totalement réversibles et peuvent être prévenus par un traitement à base de corticoïde. Rarement, une poussée d’hypertension intracrânienne, conséquence d’une poussée l’œdème cérébral, est observée.

L’alopécie

Elle n’est observée que dans le territoire irradié mais elle est inévitable car il y a une impossibilité d’utiliser un casque réfrigérant.

La repousse à toujours lieu si la dose est inférieure à 45 grays. Il faut savoir qu’elle est très lente et beaucoup plus tardive qu’après chimiothérapie.

Si la dose est supérieure à 45 grays, l’alopécie est généralement irréversible.

La peau du cuir chevelu et des oreilles

Elle peut rougir, démanger ou foncer et avoir l'aspect et la sensation d'un coup de soleil. La zone traitée doit être exposée à l'air autant que possible mais elle doit être protégée du soleil. Les patients ne doivent pas porter de couvre-chef qui pourrait provoquer une irritation. Des soins dermatologiques appropriés sont importants à cette phase du traitement.

Des otites séreuses

En cas d’irradiation englobant l’oreille externe et moyenne, des « otites séreuses » peuvent apparaître. Elles se manifestent par des bourdonnements d’oreille ou acouphènes et par un écoulement par l’oreille.

Les effets tardifs de la radiothérapie crânienne

Ces manifestations apparaissent 6 à 12 mois après la fin de la radiothérapie. Les signes sont variables.

4    Des troubles de la compréhension ou troubles cognitifs,

4    Une diminution des capacités intellectuelles,

4    Des troubles de la mémoire.

Un bilan IRM ou scanner pourra être nécessaire pour préciser le diagnostic. Un traitement pourra être mis en place par l’équipe médicale.

L'IRRADIATION DE L'ORL

Les dents et les gencives : Les caries dentaires, l’ostéoradionécrose du maxillaire inférieur et l'asialie qui est une perte de la sécrétion de la salive, entraînent une altération de la plaque dentaire diffuse. Le collet se fragilise et les dents noircissent, se déchaussent et se cassent.

L’asialie (perte de la sécrétion de salive)

La diminution de la sécrétion de salive dès que les glandes salivaires sont irradiées est fréquente et souvent transitoire. C’est la « xérostomie ». Elle favorise l’apparition de caries dentaires.

Le « larynx radique »

Il peut entraîner une anomalie de la parole (dysphonie) parfois de l’essoufflement (dyspnée) et peut nécessiter une trachéotomie.

L’impact sur les muqueuses : l’épithélite

Les muqueuses de la cavité buccale et du pharynx peuvent être le siège d'une épithélite qui commence à se manifester en 10 à 20 jours. La muqueuse devient rouge, se recouvre d'un enduit blanchâtre. Cette mucite est souvent douloureuse, s'accompagne souvent d'asialie et entraîne  une dysphagie souvent très gênante.

Le traitement est assez efficace à l'aide d'anti-inflammatoires, d'anesthésiques locaux. Si les réactions sont trop fortes, responsables d'une anorexie, voire d'un amaigrissement, il faut interrompre l'irradiation pendant 1 semaine minimum.

Cette réaction muqueuse peut être responsable d'une dysphonie au niveau du larynx, voire d'une dyspnée, qui peut imposer outre l'arrêt des rayons.

Les autres réactions

L’irradiation entraîne souvent une épilation des zones traitées qui est parfois définitive.

Une sécheresse du nez avec formation de croûtes peut être observée. Des petits soins locaux amélioreront les symptômes.

Une modification ou une perte du goût ou agueusie est parfois observée. Elle apparaît précocement et disparaît lentement.

Les conséquences tardives

Elles se rencontrent moins fréquemment avec l’introduction des nouvelles techniques d’irradiation. De nos jours, rarement elles sont observées.

4    Une baisse de la fonction de la thyroïde ou hypothyroïdie.

4    Une contraction des muscles de la mastication ou masséters, qui se traduit par un « trismus ».

4    Une radionécrose.

L’IRRADIATION DU MEDIASTIN ET DES POUMONS

L’œsophagite

Elle se traduit par une difficulté à avaler (dysphagie)

Le « poumon radique aigu »

C’est une complication rare qui peut se manifester après une irradiation pulmonaire et après chimiothérapie. Le « poumon radique » consiste, le plus souvent, en une anomalie visible sur la radiographie des poumons. Lorsque les lésions sont très étendues, elles peuvent être responsables d'une insuffisance respiratoire plus ou moins sévère.

Cette complication, rare, se traduit par un essoufflement (dyspnée) avec toux sèche, une température inconstante, et des anomalies à l’examen. Les corticoïdes sont très efficaces pour traiter cette complication.

Les complications cardiaques

Elles dépendent de la dose délivrée au cœur et le volume cardiaque irradié. La toxicité pour le cœur peut-être augmentée en cas de maladie de cœur associée et/ou d’une chimiothérapie comportant des médicaments dits « cardiotoxiques ».

La péricardite radique est une complication rare qui se voit essentiellement après irradiation pour maladie de Hodgkin.

Exceptionnellement, on peut observer une pancardite qui est une atteinte des trois tuniques du cœur. Cette atteinte est responsable de troubles du rythme cardiaque portant sur la conduction intracardiaque ou une thrombose des artères coronaires responsable d’un infarctus du myocarde.

L’IRRADIATION ABDOMINALE

Avec l'avènement des très hautes énergies (10 MV et au-delà), l'irradiation de l'abdomen est de plus en plus souvent réalisée (cancer du pancréas, de l'estomac, du foie, des voies biliaires, de l'ovaire, irradiation des ganglions lombo-aortiques dans les lymphomes et certaines tumeurs solides).

Les troubles digestifs

Les nausées sont fréquentes (50% des cas) notamment quand on irradie la région épigastrique. Elles apparaissent 1 à 2 heures après la séance de rayons et elles peuvent durer plusieurs heures. Elles seront prévenues par un traitement adapté.

Une perte d’appétit (anorexie) est souvent associée

Une diarrhée est fréquente et, en cas d'irradiation abdominale, on vous conseillera un régime pauvre en gluten.

L’iléite radique

Elle survient  notamment chez les patients obèses. Elle se traduit par des douleurs abdominales, des troubles du transit, souvent à type de diarrhées. Les manifestations cliniques d'une entérite post-radique sont habituellement retardées par rapport à la radiothérapie. Les plus fréquentes sont les troubles du transit et l'altération de l'état général.

Une accélération du transit avec de la diarrhée pouvant s’accompagner de déshydratation.

Des douleurs abdominales comme des crampes, des coliques, une dysurie, un ténesme, des douleurs anales, des faux besoins, une poussée hémorroïdaire,

Vous pouvez diminuer ce risque en surveillant votre alimentation : régimes sans résidu, sans laitage et en veillant à une hydratation correcte, en buvant beaucoup.

4    Des protecteurs de la muqueuse intestinale comme le Smecta™ ou l’Ulcar™ pourront vous améliorer.

4    En cas de diarrhée, l’Imodium™, le Diarsed™ et le Tiorfan™ sont très utile. Si nécessaire, un antiseptique intestinal, comme l’Ercéfuryl™, sera utilisé. Si vous avez des spasmes intestinaux, le Spasfon™ ou le Débridat™ vous amélioreront.

Il faut parfois arrêter l'irradiation et vous hospitaliser car cette complication rare peut être très gave. Un traitement par corticoïde associé à des antiseptiques et des pansements intestinaux vous sera prescrit ainsi que la mise au repos totale de l'intestin par une alimentation parentérale.

Les lésions intestinales radiques peuvent donner un syndrome de malabsorption, des occlusions par sténose du grêle et du côlon et, à un degré ultime, des perforations intestinales avec tableau de fistule ou de péritonite.

La chirurgie de l'intestin irradié est difficile

Les conséquences de l’irradiation pelvienne

Le pelvis est fréquemment irradié pour le traitement des cancers de la vessie, de la prostate, de l'utérus, des ovaires, du vagin, du rectum, de l'anus ainsi que pour les métastases ganglionnaires ou osseuses pelviennes.

La cystite précoce

Elle se traduit par des mictions fréquentes, des brûlures mictionnelles, parfois une dysurie ou des urines troubles.

La « vessie radique »

Elle peut se traduit par des saignements (hématuries) ou parfois par des brûlures mictionnelles. Dans sa forme grave, il peut s’agir d’un syndrome de dit de « la petite vessie ». Il se traduit cliniquement par une pollakiurie intense, une incontinence, des douleurs pelviennes, qui peuvent imposer une cystectomie de confort.

La rectite précoce

Elle se manifeste par de la diarrhée qui est améliorée par un traitement spécifique.

En cas de rectite plus sévère entraînant des douleurs, des émissions glaireuses, voire des rectorragies, on vous prescrira des corticoïdes.

L'anus, lorsqu'il est irradié, est souvent le siège de réactions inflammatoires douloureuses calmées par des applications locales

Les problèmes gynécologiques

Une sécheresse, des démangeaisons, des brûlures vaginales ou une dyspareunie peuvent s’observer. Vous devez vous rappeler de ne pas avoir de rapports sexuels pendant la durée du traitement. En revanche, vous pourrez reprendre une activité sexuelle quasi normale, quelques semaines après la fin du traitement.

Les autres réactions

Les ovaires sont très radiosensibles ce qui peut entraîner à court terme une disparition de règles et une stérilité. Les bouffées de chaleur apparaissent précocement et peuvent être améliorées par un traitement spécifique

La vulve est rarement irradiée mais présente des réactions précoces souvent vives. Un traitement spécifique atténuera cette réaction.

Les deuxièmes tumeurs

C’est une complication tardive beaucoup plus rare avec les nouvelles technologies. Le risque de deuxième cancer est fonctions de plusieurs facteurs.

Les facteurs généraux

Le sexe

Les filles ont un risque deux fois plus élevé que les garçons.

L’âge

Le risque de tumeurs solides secondaires est d’autant plus élevé que l’enfant est plus jeune. Au contraire pour les leucémies secondaires, le risque augmente avec l’âge au diagnostic.

Le type de la tumeur initiale

C’est un paramètre important pour définir le risque de développement d’une tumeur secondaire. C’est particulièrement le cas pour le rétinoblastome héréditaire, la maladie de Hodgkin et les sarcomes des tissus mous.

Les prédispositions génétiques

Elles sont importantes à prendre en compte dans certain syndromes héréditaires associés à une augmentation du risque de différents cancers. C’est le cas du syndrome de Li Fraumeni, maladie de Von Hippel-Lindau et de la neurofibromatose de type 1 ou maladie de Recklinghausen. Ces syndromes héréditaires sont associés à un risque accru de seconds cancers.

Les facteurs liés au traitement

Le risque lié à la radiothérapie augmente avec la dose. Il est maximum chez les jeunes enfants et augmente tout au long du suivi.

Ce risque est encore augmenté si des agents alkylants ou des inhibiteurs des topoisomérases II sont associés.

Certaines associations radiothérapie, tumeur primitive et tumeurs secondaires sont plus fréquentes, comme :

4   La maladie de Hodgkin et un cancer du sein ; le risque de cancer du sein est multiplié par 4 après 10 ans de suivi et le taux de cancer du sein atteint 30 % chez la femme 30 ans après le traitement. Il semblerait que le risque soit aussi plus élevé si l’irradiation intervient pendant la puberté. Le dépistage est primordial dans cette population.

4   Les tumeurs cérébrales secondaires après leucémie lymphoblastique et tumeurs cérébrales primitives.

4   Un ostéosarcome après un rétinoblastome, une tumeur d’Ewing ou un sarcome des tissus mous.

L’immunothérapie

  • Son principe est le suivant : nous fabriquons tous des cellules cancéreuses. Normalement, elles sont détruites par notre système immunitaire. Si un cancer parvient à se développer, c’est que notre système immunitaire a des défaillances. Il faut donc le renforcer.
  • Son objectif est de traiter les personnes atteintes d’un cancer, en attendant de pouvoir un jour empêcher les cancers de se développer (vaccin préventif).
  • Elle est a recours à plusieurs méthodes :
    • multiplication des lymphocytes (cellules du système immunitaire capable de détruire les cellules anormales)
    • stimulation du système immunitaire
    • blocage du gène anormal
    • blocage de la multiplication des cellules cancéreuses
    • obstacle à la nutrition des cellules cancéreuses (qui doivent se nourrir pour se développer.

LA CHIRURGIE :

c'est un acte chirurgical qui consiste à enlever l'organe du corps qui contient les cellules cancéreuses.

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Commentaires (2)

Mandallaz Christiane
  • 1. Mandallaz Christiane | 12/01/2012
qu es ce le strontium 89?
lorreard
  • 2. lorreard | 20/09/2010
Très explicite pour un néophyte. Je suis moi-même en traitement chimiothérapie (avastin, oxaliplatine et autres en ambulatoire -folfox FU5 je crois- et + 46H de traitement en dehors avec une petite bombonne de 92ml à raison de 2ml/h) après une intervention chirurgicale colorectale métastatique (invisible au scann et irm mais au TEP) J'en suis à ma 3ième séance sans aucun soucis (ou presque:constipation) mais j'attends à passer la séance suivante pour que l'on me fasse un bilan des ACE et un scann (normal) Je souhaiterais qu'ils aient baissé n'étant pas très élevés à la base. Cordialement et encore merci pour vos éclairements.
PS:Comment jugez-vous ce traitement ?

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