Le cancer du côlon et celui du rectum sont du même type et on utilise le terme « cancer colorectal ».
Chez les hommes, c'est le plus répandu après les cancers du poumon et de la prostate; chez les femmes, il suit immédiatement le cancer du sein.
Lorsque le cancer colorectal n'est pas traité assez rapidement, il peut se propager vers le foie, les glandes lymphatiques et d'autres parties de l'organisme. Les tumeurs croissent lentement, mais comme les symptômes n'apparaissent qu'à un stade avancé de la maladie, les soins requis arrivent souvent très tard dans le processus; 10 % des mortalités dues au cancer lui sont attribuées. Lorsqu'il est dépisté à un stade précoce, le pronostic est grandement amélioré.
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Mesures de dépistage |
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Se soumettre à un test de dépistage du cancer colorectal augmenterait les chances de survie. Des études révèlent que si le test de dépistage était systématique, comme le suggère la Société canadienne du cancer, le taux de mortalité serait réduit de 15 % à 33 %. Le Comité national sur le dépistage du cancer colorectal du Canada a émis les recommandations suivantes dans un rapport paru en mai 2002 : - dépistage systématique pour tous les adultes âgés de 50 à 74 ans; Note. Les recommandations peuvent différer pour les personnes dont l'histoire familiale prédispose à un cancer colorectal. Dans ce cas, se renseigner auprès de son médecin pour établir la meilleure stratégie préventive.
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Mesures préventives de base |
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Activité physique De façon constante, la sédentarité a été associée à un risque élevé de cancer colorectal. Les recherches démontrent qu'il est probable que l'activité physique (professionnelle, sportive ou de loisir) opère selon plusieurs mécanismes biologiques pour inhiber la carcinogenèse. Alimentation Plusieurs synthèses de recherches concluent que l'alimentation est un moyen efficace de prévenir le cancer colorectal. Outre les facteurs de risque cités plus haut qu'il faut réduire, voici les principales recommandations alimentaires. Calcium et produits laitiers. Grâce à plusieurs recherches sur le sujet, on croit qu'un apport adéquat en calcium, grâce à des produits laitiers faibles en gras, permettrait de réduire l'incidence du cancer colorectal. Le calcium semble contrer la prolifération anormale de cellules sur la paroi interne du côlon.Le calcium sous forme de supplément pourrait aussi être efficace en prévention, voir ci-dessous Prévention par les suppléments. Acides gras oméga-3. Des études épidémiologiques indiquent que la consommation de poisson gras réduit légèrement le risque de cancer colorectal. Le poisson est une importante source d'oméga- 3. Ail. Au cours des années 1990, plusieurs études épidémiologiques ont établi un lien inversement proportionnel entre la consommation d'alliacées (ail (psn), oignon, poireau, etc.) et l’incidence de certains types de cancers (estomac, colorectal, etc.). Les chercheurs tentent de comprendre les mécanismes de cet effet protecteur potentiel. Crucifères. En plus de leur apport non négligeable en fibres alimentaires, plusieurs légumes contiennent des substances spécifiquement aptes à combattre plusieurs cancers, dont celui du côlon. Diverses études ont démontré l'action particulièrement bénéfique du chou et des autres membres de la famille des crucifères : brocoli, choux de Bruxelles, chou-fleur, etc. La prévention que confèrent ces légumes serait attribuable à leur teneur en indole. Fibres. Malgré que des études aient donné des résultats contradictoires à cet effet, des chercheurs ont affirmé, lors de la European Conference on Nutrition and Cancer (2001) qu'une diète pauvre en fibres augmente de 40 % les risques de développer un cancer du côlon. Les experts recommandent une consommation quotidienne de 25 g de fibres. Les aliments qui en contiennent le plus sont les fruits et légumes, les céréales entières, les légumineuses ainsi que les noix. Parmi les céréales « industrielles », les céréales de type All Bran sont une source appréciable. Huile d'olive. Certaines données portent à croire que les personnes dont l'alimentation est élevée en huile d'olive ont moins de risques de développer un cancer colorectal. L'huile d'olive semble également contribuer à réduire les modifications aux muqueuses colorectales et la formation de polypes, deux facteurs qui jouent un rôle dans le développement du cancer. Fruits et légumes. Les épinards, la laitue, les tomates, les carottes, les oranges, le céleri et les légumes verts en général assurent une bonne prévention grâce aux caroténoïdes qu'ils renferment, dont deux - la zéaxanthine, mais surtout la lutéine - qui protègent contre le cancer du côlon. On ne sait pas si les suppléments de lutéine offrent une telle protection.15 Par ailleurs, l'acide salicylique naturel contenu dans les fruits et légumes pourrait aussi offrir une protection. Des chercheurs ont observé que les gens prenant régulièrement de faibles doses d'aspirine (dont le principal composé actif est l'acide salycilique) étaient moins sujets à avoir le cancer colorectal. Soya. On a beaucoup étudié l'impact du soya sur la prévention des cancers du sein et de la prostate, et un peu sur le cancer colorectal. Pour le moment, les données ne sont pas concluantes chez les humains, mais des expériences in vitro ont révélé que des composantes du soya, les isoflavones, peuvent entraver la croissance des cellules du côlon. Vitamine C de source alimentaire. Les personnes qui consomment assez de fruits et de légumes pour obtenir 200 mg par jour de vitamine C semblent être moins à risque de développer un cancer du côlon. Toutefois, les suppléments de vitamine C ne semblent pas apporter le même bénéfice. Médicaments Acide acétylsalicylique. L'Association médicale du Canada indique que la prise d'un comprimé par jour d'acide acétylsalicylique (Aspirin®) pourrait conférer une certaine protection. Les données épidémiologiques révèlent que les personnes prenant souvent de l'aspirine sont moins atteintes de cancer colorectal. L'acide salicylique est la composante active de l'aspirine et se trouve dans un certain nombre de fruits, légumes et autres plantes (surtout dans le saule blanc).
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Les résultats du traitement sont intimement liés à la rapidité d'intervention. Dans l'ensemble, 50 % des patients recevant les soins médicaux appropriés ont une survie de plus de deux ans; chez les patients de moins de 45 ans, la survie dépasse généralement une dizaine d'années.
En cas de tumeur du côlon ou du rectum, une chirurgie radicale s'impose. Pour ce faire, on ôte la partie atteinte et, si nécessaire, on pratique une dérivation de l'intestin appelée colostomie (anus artificiel relié à des poches adhésives interchangeables).
Ces traitements sont souvent nécessaires pour éradiquer les cellules cancéreuses qui auraient déjà migré.
Récemment, les recherches semblent indiquer que l'héparine (un inhibiteur de la coagulation) pourrait aider à prévenir les métastases cancéreuses. Certaines données à cet effet concernent spécifiquement le cancer colorectal.
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